29.05.2008

Ma vie 13 (suite)

72c6d31afbf927f018a938603ac41475.jpg

J'assurais la présidence du secrétariat du conseil de réforme.

a1034d43662a40ae6055b3670bf5ba58.jpg


Un groupe de travail à l'hôpital

A la suite de ces journées harassantes, fatigué, je passais une radio de contrôle au cours de laquelle on découvrit que j'avais un léger voile au poumon droit. J'étais affolé je pensais à ma mère et à mes deux tantes a atteintes de tuberculose pulmonaire et décédé toutes les trois.

Et je m'interrogeais : cette maladie n'était-elle pas héréditaire ? Et la peur accompagna le doute. Mais le médecin-chef me rassura, il m'expliqua ce qu'était cette maladie et me dit que je faisais tout au plus une primo-infection, il me dit également que je devais interrompre mon activité, qu'il allait me faire admettre dans le centre de convalescence qu'il dirigeait et que j'aurais tout simplement à suivre un régime alimentaire renforcé avec repos à la chambre et ce au minimum pendant trois mois.

Le temps de passer mes pouvoirs à mon successeur et je me retrouvais installé dans une chambre au château de Vitray.




Ma chambre au centre de convalescence

C'était une grande bâtisse au fond d'un parc d'un hectare environ. A la droite du château, perpendiculairement mais attenant à celui-ci, existait un grand bâtiment abritant les écuries et le garage des voitures hippomobiles, en face de ce bâtiment et à gauche du château quatre chênes centenaires formaient un épais rideau de verdure. Au centre du parc était planté un superbe mât à l'extrémité duquel flottait le drapeau tricolore.

A l'avant du parc une grille massive en fer forgé s'ouvrait par un portail sur la rue qui traversait ce petit village de deux ou trois dizaines d'habitants.

L'aile gauche du château était réservée au logement du médecin-chef et à sa famille, dans l'aile droite on trouvait au rez-de-chaussée le bureau administratif, la salle de détente et le réfectoire. Tout le premier étage était réservé aux chambres des convalescents, dont celle qui m'était réservée, au second étage le dortoir du personnel.

Les cuisines étaient situées à l'arrière du bâtiment.

Ma chambre était meublée simplement d'un lit à une place, d'une table de nuit et d'une petite commode, elle était claire et disposait d'une fenêtre qui donnait sur le parc et, au delà, sur la route qui traversait le village.

Je n'avais pas le droit de sortir de ma chambre, par contre, on me servait quatre repas copieux par jour et le médecin chef passait me voir chaque matin.

J'étais comme un coq en pâte, pour meublée le temps je suivais par correspondance des cours d'ingénieur électricien.

Pour me détendre je me levais parfois et j'allais regarder par la fenêtre ouverte le parc et la route qui passait devant la grille. Il ne se passait rien dans ce petit village, la seule animation qui régnait à certaines heures était due aux cuisiniers du centre qui se rendaient à la ferme voisine chercher des légumes et le lait.

Les commentaires sont fermés.