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17.06.2008

Ma vie 30

Pendant cette période de vacances ou le travail était peu intense je passais de longues heures à bavarder avec Françoise. J'appris qu'elle était mariée, ce la ne modifia pas mes ardeurs.

Je compris vite cependant qu'elle n'était pas une femme facile. C'était une romantique. Je modifiais alors mon approche et ma drague devint tout aussi romantique. Nous parlions de la vie, des potins quotidiens, de littérature et de poèmes. Je voulais à tout prix arriver à mes fins, et pour cela lui offrit le livre qui je le croyais lui ferais un réel plaisir et ferait tomber les barrières. Le petit Prince de Saint-Exupéry n’eut pas ce pouvoir. Elle fut profondément touchée mais elle n'en conserva pas moins ses distances. Je compris alors qu'une amitié profonde et sincère était en train de naître entre nous mais que jamais cela n'irait plus loin. Cette amitié ne s’est jamais démentie, aujourd'hui elle est toujours aussi vivante.

Les deux années qui suivirent me firent oublier les moments difficiles que j'avais dû surmonter. Bien qu’ayant créé la société de travail intérimaire, le personnel qui composait la petite société était encore restreint. Il y avait Annick la sœur de Maryvonne et deux autres jeunes filles intérimaires.

Pour ma part je poursuivais toujours le suivi des dossiers que me confiait Robert. Je me déplaçais sur la région. Mais le travail ne représentait plus pour moi l'essentiel de la vie. Je m'étais octroyé deux journées de repos par semaine et j'entendais bien en profiter pleinement.

C'était alors pour moi une vie nouvelle. Faire autre chose que travailler c'était vraiment une conception nouvelle. Je me demandais comment pendant de si longues années j'avais pu méconnaître ce nouvel équilibre qui m’était offert aujourd'hui. Comme c'était agréable. Souvent nous partions à la découverte de la région avec des amis. Les pique-niques auprès de la Seine m’avait laissé de si bons souvenirs.

Financièrement j'avais pu rembourser les trois quarts de mes dettes et j'avais renoué des relations de proximité avec mes filles Geneviève et Françoise.

Tout allait bien, aussi bien que possible. J'appréciais pleinement cette nouvelle façon de vivre. Sans beaucoup d'argent, juste ce qu'il fallait, sans excès, mais avec plein d'amis, hommes et femmes. Avec la certitude d'être apprécié pour soi-même et je me le jurais : plus jamais je ne chercherais à changer de vie.

Cependant une ombre noire planait sur cette situation. Les clients que m'avait confiés Robert, satisfaits de mes services, manifestaient leur désir de ne traiter qu'avec moi, c'était vouloir à terme, se retirer du cabinet tenu par Robert.

Je ne voulais à aucun prix entrer dans ce jeu qui au final aurait fait du tort à mon ami Robert. J’en parlais avec lui et lui fit part de mon intention de rechercher, dans une région voisine, à acquérir une clientèle de cabinet comptable.

Je me mis donc, sans me presser outre mesure, à rechercher l'oiseau rare. Les clientèles disponibles ne courraient pas les rues.

De temps à autre je vivais ma vie d'homme célibataire. Michael, Suzanne, Michel et bien d'autres encore se succédèrent durant cette période.

Je n'avais pas eu les moyens de m'acheter une nouvelle voiture, même d’occasion.. déjà pour meubler mon appartement j'avais du demander à mon ami Michel de cautionner les traites que j'avais acceptées. Alors une voiture, ce n'était pas pour aujourd'hui.

La voiture de Maryvonne, une deux chevaux charleston,
était devenu la voiture comme une.

Un soir, je rentrais d'une visite de clientèle.
je trouvais Maryvonne soucieuse, assise dans le séjour. Je lui demandai la raison de cette anxiété.

Chaque fois dit-elle d'un air furieux que je rencontre dans le couloir la patronne de la droguerie occupant le rez-de-chaussée de l'immeuble, celle-ci, ostensiblement moqueuse, ne cesse de me lancer des : bonjour Mademoiselle, comment allez-vous Mademoiselle tout en insistant à loisir sur le Mademoiselle. Elle se mit à pleurer. Je ne peux plus supporter ces vexations, dit-elle, je voudrais régulariser notre situation.

Voici soudain un problème nouveau qui se posai. Comment avais-je pu oublié jusqu'à sa présence à mes côtés. Je la rassurais et lui promit de réfléchir.

Je n'étais pas du tout prêt à un second mariage. Mon divorce avait bien été prononcé. J'étais donc libre aux yeux de la loi. Dans mon esprit il n'en était pas de même. Vivre en union libre de me gênait pas, je trouvais plutôt cette situation pratique. Aurais-je donc autant de liberté si j'étais marié ? Ma première expérience avait été très décevante. Étais-je près à renouveler l'expérience ? Maryvonne n'avait rien de l'idéal féminin que je portais en moi. Plusieurs très marquants de son caractère me laissaient entrevoir des difficultés dans l'avenir. J'aurais aimé plus d'enthousiasme de sa part lors de nos rapports intimes.

Mais avais-je le droit de repousser sa demande, légitime en sorte, n'avait-elle pas été pour moi une bonne collaboratrice, n'avait-elle pas partagé les difficultés ? Et puis somme toute avais-je trouvé auprès des nombreuses femmes que j'avais fréquentées, une seule d'entre elles susceptibles de satisfaire tous mes désirs. Enfin moi-même j'étais bien loin de la perfection que je désirait trouver chez ma partenaire

Après bien des hésitations j'acceptais que notre liaison soit régularisée et nous fixâmes une date pour le mariage.

La 2 CV Charleston

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Commentaires

Existe t il des ombres claires. Si oui, prière de mes les faire parvenir par le plus bref des délais.

Merci

Ecrit par : karenine | 17.06.2008

Mais oui cher inconnu les ombres claires existent, de même que le clair obscur.

Pour s'en convaincre il suffit de questionner Gougle.
Ces deux expressions, très utilisées en peinture ainsi que dans l'art photographique, ne seraient-elles pas utilisables en littérature, soyons modestes disons plus simplement en écriture ?
Et puis, votre vie, la mienne, celles de tous les autres, ne sont-elles pas entourées d’ombres plus ou moins claires ? C’est ce qui leur donne tant de relief
Au fait, je viens d'ouvrir votre site, cela ne donne très envie de mieux vous connaître.
Edmond

Ecrit par : Edmond | 18.06.2008