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20.06.2008

Ma vie 33

Au cours de ma première visite à ce nouveau client je constatais que Le retard dans la passation des écritures était très important, j'entreprenais de mettre rapidement, avec le personnel, et d'arrache-pied, les comptes à jour.

Cela nécessita une quinzaine de jours d'un travail intense. Je restai sur place, invité par le président dont l'appartement était dans le prolongement des bureaux.

Notre seule détente, c'était de temps à autre d'observer, par la fenêtre, le va-et-vient des putains de la rue et tout en riant, de chronométrer les performances de certains de leurs clients.

Les filles, très jeunes, très belles, très dévêtues, à la limite de l’indécence stationnaient, par groupe de deux ou trois, devant la porte des hôtels de passes, très nombreux dans cette rue, c’était très divertissant d’observer le manège des hommes. Ils passaient devant les filles, effectuaient deux ou trois pas, s’arrêtaient et, brusquement faisaient demi tour, comme s’ils avaient oublié quelque chose et s’engouffraient, dans l’escalier de l’hôtel, avec la fille choisie visuellement lors du premier passage.

C’est à partir de ce moment que débutait notre stupide mais amusant chronométrage, les passes étaient rapides, 12 à 15 minutes en général, quelque fois plus, sans doute lorsque il s’agissait d’un habitué, le record constaté fut de 6 minutes.

En dehors de cette plaisanterie, les filles, on les rencontrait souvent dans la rue, elles se laissaient aller à quelques confidences, leur vie n’était pas simple ni facile elles méritaient le respect.

Et mon activité professionnelle repris de plus belle, les déplacements devenaient plus fréquents, et l'implantation, en France, de la firme hollandaise me prenait de plus en plus de temps.

Il m'avait été demandé de repenser l'organigramme du groupe et de proposer la constitution d'un groupe cohérent de sociétés, à la tête duquel serait créé une holding couvrant la totalité de l'activité financière en France.

Cela me prie deux ans, de réunions, de démarches, de contacts avec les experts et les représentants du ministère des finances.

Pendant cette même période j'avais réussi trois opérations qui me tenaient à coeur : réaliser l'installation des bureaux dans la maison que je venais d'acquérir, procéder à l'installation du personnel dans les nouveaux bureaux. Enfin, modernisé mon cabinet comptable, je l'avais informatisé.

J'avais réussi à réunir mon habitation, mes bureaux, et l'informatique dont j'avais confié l'exploitation à Maryvonne ayant manifesté le désir de ne plus être une femme au foyer.

L'exercice de cette nouvelle activité nécessitait, pour elle, l'acquisition d'un savoir nouveau. Avec son accord, je l'avais inscrite à un stage de formation, organisé à Paris j'avais profité de l'un de mes déplacements en pour l'accompagner et la présenté au responsable du stage. Le soir lorsque je revins la chercher elle avait disparu, sans prévenir, je me demandais où elle était passée, j'étais inquiet, je me demandais ce qui lui était peut-être arrivée.

Ce n'est que dans la nuit que j'apprenais qu'elle avait quitté le cours, sans prévenir, elle était rentrée à Albert, elle estimait que le stage, qui devait durer huit jours, était sans valeur pédagogique.

Elle était vraiment imprévisible et je me demander une fois de plus qu'elle était cette femme que j'avais épousé.

La connaissais-je vraiment ?

Un autre petit bonhomme vint au monde, Laurent, je reconnais que je ne m'étais pratiquement pas aperçue une de la grossesse de ma femme. Quelques mois auparavant elle m'avait bien fait par de son état mais, prit par la spirale infernale des affaires j'avais pensé sur l'instant que c'était une fausse alerte.

Eh bien non, c'était bien réel. L'accouchement eut lieu dans une clinique d’Amiens. J'étais heureux, je me disais que le ciel devait être de mon côté. Deux enfants en si peu de temps, deux garçons surtout. Cette naissance me laissa entrevoir que je devrais travailler encore plus pour assurer un avenir à mes enfants.

De retour à la maison avec son bébé Maryvonne fut très entouré elle avait une femme de ménage qui s'occupait de la maison, des repas, et des courses, de plus, sa soeur Annick et son mari vivaient à la maison.

Toujours, pour aider Maryvonne j'avais embauché une jeune fille, Christiane, qu'on appelait, par commodité; Chris?

Sans plus attendre je reprise d'activité.

Le groupe que j'avais organisé, possédait deux établissements situés, l'un à Albi, l'autre à Castres. J'assurai le contrôle fiscal et financier de ces établissements et supervisais la centralisation des écritures comptables.

Lorsque je me rendais à Albi et à Castres, Nicole m'accompagnait toujours, elle traitait la partie comptable, me réservant la partie financière et fiscale.

C'était aussi, l'occasion rêvée, de se retrouver ensemble et de joindre ainsi l'utile à l'agréable.

Quand je me trouvais à Albert, je recevais mes clients qui, la plupart du temps, étaient des clientes car c'était elles qui tenaient la comptabilité de leur mari commerçant, il m'était bien difficile de résister à leurs charmes et souvent à leurs avances, et à nouveau je m'étais constitué toute une Cour de jeunes femmes.

Cela se passait toujours dans le calme et le secret de mon bureau, dans les fauteuils confortables, toujours prêts à entendre les confidences et les soupirs de leurs occupantes.

Nicole bénéficiait d'un traitement de faveur, dès que j'en avais la possibilité, je l'invitais au restaurant et nous passions le reste de la soirée en tête à tête, si je peux m'exprimer ainsi.

Entre-temps, elle s'était mariée avec un charmant garçon et cela n'a pas mis fin à ses ardeurs, bien au contraire.

C'est ainsi que malgré toutes les promesses que je m'étais fait de ne plus accepter de responsabilité de haut niveau, je me retrouvais, dans seconde fois dans une situation quasiment identique à celle que j'avais connu.

Je n'étais pas plus riche l'argent pour moi avaient toujours aussi peu de valeur finalement ce qui m'intéressait le plus c'étaient le pouvoir, la liberté d'agir, le travail jusqu'à l'overdose, et les femmes.

Cela dura plusieurs années, pendant lesquelles j'avais connu bien des plaisirs, la possession de voitures exceptionnelles, Jaguar, MG, Maserati, Mercedes, Citroën SM et bien d'autres encore.

Je fréquentais les boîtes de nuit et les restaurants les plus connus de la capitale dans lesquels je recevais mes clients étrangers et j'avais à ma disposition pour les grands parcours ou les longs voyages, un avion de tourisme.

Bref c'était, pourrait-on dire, la grande vie, je rencontrais des femmes étranges, pour le moins curieuses, la plupart mariées à de grands chefs d'industrie qui cherchaient à noyer leur solitude dans une certaine débauche corporelle.

Etant de plus en plus occupés à l'extérieur je me rendais de moins en mois à Albert, l'activité de la holding était situé dans la banlieue parisienne à Couilly Pont aux Dames, le siège de la rue saint Denis avait été abandonné, une fois de plus mes clients voulaient que je m'installe dans leur région, pour ne pas avoir à subir les conséquences de mes retards, compte tenu du temps que je passai sur les routes. Je ne voulais pas quitter Albert mais pour que ce soit plus commode, j'avais loué à Couilly un studio de trois pièces-cuisine.

J'avais également acheté un terrain dans la vallée du grand Morin, peut-être, avais-je pensé, pour faire construire, plus tard, lorsque je serai à la retraite pour y développer une activité qui me tentait : être antiquaire.

J'avais installé sur ce terrain une caravane qui me permettait d'y prendre, avec ma famille, un week-end, lorsque j'étais disponible.

Les hollandais m'avait donné plus de responsabilités j'avais été nommé président directeur général de deux de leurs filiales et je rentrais, de moins en moins souvent à Albert et je restais dans le studio que j'avais loué à Couilly

Commentaires

Moi j'ai eu une mercedes 250D de 1982, jamais en panne, grimpant le pic de l'Estérel sans chauffer et laissant toutes sortes de bagnoles sur le bas-côté, cahotantes et enfumées; bref un bijou. J'ai dû la revendre... à contre-coeur, bien sûr.
Sinon, votre "vie"est un texte passionnant.

Ecrit par : quenouille | 21.06.2008

Bonjour Quenouille.
Je sais pour l’avoir éprouvé moi-même l’attachement, parfois passionnel, que l'on peut ressentir pour une voiture, souvent bien plus important que celui que l’on a pour une femme.
Je comprends parfaitement la tristesse de la séparation.
Merci pour votre commentaire sur le texte de l'histoire de ma vie.
Amicalement
Edmond

Ecrit par : Edmond | 22.06.2008

"tristesse de la séparation"

Peut on appeler Séparation lorsqu'il s'agit d'un objet ?
Quel mot serait le bon quand on se sépare d'une personne ?
Nouvelle ici je n'ai pas encore pigé ce qu'est "mon URL"
J'espère que vous pourrez quand même me répondre.
Mon blog "le grand déblocage..."
Très bien Ma Vie !

Ecrit par : Françoise | 08.07.2008