29.06.2008

Ma vie 41

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Je ne me souviens plus dans quelles circonstances j’ai rencontré Mady de la Giraudière. Aujourd’hui j’ai l’impression de la connaître depuis toujours. Peut-être avais-je conservé au fond de ma mémoire l’une de ses apparitions à la télévision pour la présentation de l’une de ses œuvres, un superbe tableau composé de 9 toiles schématisant l’histoire depuis la perte du paradis jusqu'à la naissance de Jésus.

Certains d’entre vous connaissent ce tableau, reproduit ci-après, l’UNICEF l’ayant sélectionné comme carte de vœux il y a un certain nombre d’années.

Une carte de vœux de L’UNICEF représentant l’une des 9 toiles
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Cette grande artiste était très connue dans le milieu de la télévision, elle nous avait mis en relation avec Jacques Chancel, Armand Jamot, et José Arthur.

Nous avions également présenté nos livres au salon de la BD à Angoulême.

Puis, ce fut le salon du livre qui se tenait, cette année là, à Nice. Nous y avions installé un très beau stand ouvert à tous les publics et mis en valeur par les visites fréquentes de Jacques Chancel.

Cette manifestation m'avait permis de joindre l'utile à l'agréable, l'utile était sur le plan publicitaire de faire connaître notre maison d'édition et José Arthur qui disposait de deux heures d'antenne, chaque soir, nous avait accordé une interview et nous avions pu parler largement de notre maison.

L'agréable, c'était, avant tout, la présence de Marie à mes côtés pendant les huit jours de cette manifestation, un vrai bonheur, se retrouver là, tous les deux, en dehors de toute contingence, c'était, sans aucun doute, un vrai bonheur.

En soirée lorsque nous n'étions pas prêts de rentrer à l'hôtel, nous allions jouer quelques jetons au casino en compagnie de Jacques Chancel et de José Arthur, c'est dans ces moments où on a le plus de possibilité de connaître un peu mieux les gens.

Au cours de cette semaine, nous avions effectué, par avion, un voyage à Toulouse où Marie devait passer à la télévision régionale, elle devait être interviewée sur la production de nos BD, je l'avais accompagnée et nous avions retrouvé la femme du directeur de Couilly, au cours d'un repas amical, superbe repas à bord d'une péniche amarrée sur la Garonne.

En rentrant de Nice à Couilly, Marie avait pris le volant, j'adorais lorsqu'elle conduisait, sa douceur naturelle se retrouvait dans sa façon de conduire, je m'abandonnai, souvent nous discutions ensemble, parfois je m'assoupissais, je me souviens que nous nous étions arrêtés à Montélimar, nous avions acheté des produits régionaux, du nougat, notamment, dont j'étais friand.

Ce voyage de retour avait été merveilleux. Je n’avais jamais connu cette douceur de vivre. Les femmes n’étaient donc pas toutes semblables ? Avais-je donc perdu tout ce temps ? Etait-il déjà trop tard pour vivre un nouveau bonheur ? Je remettais à plus tard la réponse à ces questions . Je profitais simplement de ces instants bénis, le temps d’un voyage.

Notre stand au salon de Nice


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