30.06.2008
Ma vie 42
De retour au bureau la vie reprit ses droits, j'avais une activité professionnelle, encore une fois, très mouvementée, par contre je voyageais beaucoup moins à l'extérieur de l'hexagone, j'avais de nombreux entretiens avec les éditeurs que nous représentions et, en vertu du contrat que j'avais signé avec les hollandais, j'assurai toujours la surveillance étroite de leurs sociétés françaises, j'avais été amené à licencier la maîtresse du directeur pour essayer de remettre de l'ordre dans la direction.
Mais le conflit, entre le directeur et sa femme, avait pris une telle ampleur que l'ordre ne semblait pas prêt de revenir.
Et ma société d'édition avait trouvé sa vitesse de croisière, nous étions connus honorablement et nous entretenions d'excellents rapports avec la plupart des grands éditeurs.
L'ouverture de notre bureau parisien nous avait conforté dans notre notoriété, l’édition avait ses exigences, pour être reconnus il fallait avoir un bureau de référence dans le quartier des éditeurs.
Notre activité d'éditeur allait entrer dans sa 6e année, nous commencions à disposer d'un fonds de livres très intéressant, il y avez dix BD de la collection de la vie des hommes, six anthologies poétiques, quatre ouvrages pratiques, deux ouvrages, dans la collection Les beaux livres, celui de Mady de la Giraudière et un recueil de photos sur la tauromachie réalisé par un photographe de la région de Toulouse.
La production de cassettes avait été aussi importante, il y avait, dans ce domaine, notamment une très belle réalisation de contes pour enfants.Et oui, nous étions les précurseurs de Marlène Jobert.
Notre studio d’enregistrement, avec Marie et notre ingénieur du son

Notre activité de diffuseur, pour le compte des autres éditeurs, donnait d'excellents résultats et procurait, à notre entreprise, des revenus substantiels.
Tout semblait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Mais c’était ignorer que l’orage succède souvent au plus beau des soleils. Tout à mon activité je n’avais pas aperçu les gros nuages noirs qui s’amoncelaient à l’horizon.
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