17.09.2008
Et si le bonheur....31
Epilogue
C'est toujours très difficile de dire ce que sont devenus les personnages d'un roman, on n'a pas souvent le recul nécessaire et l'évolution d'une situation est parfois trop rapide.
Essayons malgré tout.
Julien et Linda mirent à profit le mois de décembre pour préparer leur mariage. La maman et la grand-mère de Julien y assistèrent.
La surprise de Linda fut immense et d'une grande intensité lorsqu'elle vit arriver ses parents quelques instants avant la cérémonie, son père voulant absolument la conduire à l'église.
C'était le cadeau de Julien auteur du rapprochement avec les parents qui sans se l'avouer n'attendaient que cela.
Le mariage fut célébré à Royan, le 24 décembre, en toute intimité et le repas eut lieu dans les grottes de Matata ouvertes pour la circonstance.
Ils rentrèrent à Paris avec le petit Paul et s'installèrent avenue du Maine chez la grand mère de Julien. Julien prit son service à Libé dès le début de la nouvelle année.
Dominique fortement perturbé par les événements fut admis en hôpital psychiatrique, il y séjourna deux ans, retrouva son hôtel tenu et développé pendant son absence par Sonia qu'il épousa à sa sortie, ils eurent coup sur coup, deux enfants, deux superbes fillettes.
Les événements d'Aix furent relatés par tous les journaux, 12 morts, dont José et Marco, et 65 blessés, ça laisse des traces et provoque des traumatismes. L'affaire était complexe, la recherche des responsabilités fut longue et difficile, la presse en fit état pendant quelques jours puis à chaque anniversaire et, suivant le vieil adage : l'actualité chasse l'actualité, on n'en parlera sans doute plus qu'au moment du procès.
Ce qui est sûr c'est que le réseau fut démantelé mais que la consommation de drogue, la prostitution et l'arrivée des clandestins sur le sol national, n'ont fait que se développer.
On ne sut jamais rien du couple à qui le petit Paul avait été confié.
Le corps d'Hélène fut retrouvé, identifié et rendu à ses parents. Son voeu avait été exhaussé, elle était rentrée chez elle et eut droit à des funérailles décentes.
On ne retrouva jamais cette jeune femme dont le corps avait été jeté par dessus les rochers par le motard aux grottes de Matata. On retrouva sa voiture sur la place de l'église, la mer, dans sa grande mansuétude, ne voulut pas imposer à son mari et à ses enfants la douleur de découvrir la légèreté d'un être cher qui avait payé, de sa vie, un instant d'inconscience.
FIN
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